jeudi 21 août 2014

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RSE: L’éthique des affaires en question à Marseille

24.05.2011 / RSE, Santé et environnement / Source : Rédaction wiki2d - Carole Hoareau redacwiki2d@gmail.com

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L’université de Bentley organisait ce lundi une journée de débat dans les locaux d’Euromed Management.

Identifier et dialoguer avec ses parties prenantes. Hier, près de 200 experts internationaux et des étudiants, sont venus échanger autour de cette thématique centrale en matière de responsabilité sociétale des entreprises.

RSE 2.0

ONG, syndicats, actionnaires, consommateurs, au cours des trente dernières années, les entreprises ont changé leur regard sur ces parties prenantes. « Au départ, quand une entreprise voulait montrer son engagement, elle était dans une logique de mécénat, de donation, de philantropie, résume estime Elisabeth Laville, fondatrice du cabinet de conseil Utopies. Puis, les entreprises sont passées à une stratégie « défensive », de réaction à la marge, pour anticiper la réglementation, ou améliorer leur image. Mais pour moi, la phase « RSE 2.0″, c’est arriver à co-construire avec ses parties prenantes, et à terme changer son « business model » pour saisir les opportunités commerciales offertes par la croissance verte« .

Ainsi, récemment, les partenariats ONG/entreprises se sont multipliés, associant deux acteurs longtemps en conflit. « D’accusateurs, nous sommes devenus partenaires des entreprises, pour tenter de les tirer vers le haut. C’est une stratégie gagnant-gagnant: elles financent une partie de nos actions (30%) en échange de notre expertise, explique Isabelle Autissier, présidente du WWF. Bien sûr, c’est une position parfois périlleuse puisque nous devons garder notre indépendance malgré tout, et écarter le greenwashing. »

Identifier, dialoguer

Alors, comment co-construire une politique responsable? « C’est bête à dire, mais il faut faire les choses dans l’ordre: commencer par réfléchir à l’impact de l’entreprise sur son environnement, qui déterminera naturellement les personnes à impliquer, rapelle Thierry Dedieu, chargé des questions de développement durable et de RSE à la Confédération française démocratique du travail (CFDT). Ensuite seulement, on organise le dialogue entre l’entreprise et toutes les parties prenantes, avant que les décisions ne soient prises, et en toute transparence. »

Et contrairement aux idées reçues, il n’y a pas que les ONG et les syndicats, qui veulent faire partie des discussions. Du côté du capital, les actionnaires sont de plus en plus nombreux à veiller à ce que les entreprises qu’ils financent intègrent le développement durable et la responsabilité sociétale des entreprises dans leurs stratégies. « On assiste à une montée en puissance des « actionnaires contestataires », qui s’inquiètent des conséquences économiques liées aux catastrophes naturelles par exemple« , confirme Anne-Catherine Husson-Traore, directrice du site Novethic.

Dorénavant, l’engagement « 2d » est d’ailleurs une dimension prise en compte par les agences de notation. »La raison d’être de l’entreprise n’est pas de sauver la planète mais de créer de la valeur, poursuit Patrick Widloecher, chargé des questions de développement durable et de déontologie à La Poste. En revanche, elle a intérêt à ce qu’il fasse bon vivre sur cette planète pour créer de la valeur de façon pérenne. »

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