lundi 22 décembre 2014

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Institut Inspire : une association qui réconcilie économie et biosphère

14.03.2011 / RSE / Source : Rédaction

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A l’occasion des trois ans de l’Institut Inspire, wiki2d revient sur l’action de cette association marseillaise, qui mêle approche théorique et pratique du développement durable.

Créer un « centre de réflexion, de mutualisation des connaissances et d’actions au service de la réconciliation de l’économie et de la biosphère« . C’est l’ambition d’Emmanuel Delannoy lorsqu’il crée l’Institut Inspire à Marseille, en 2008.

« En tant que biologiste qui a travaillé en entreprise, je trouvais dommage que des barrières persistent entre scientifiques et industriels, alors qu’ils ont besoin les uns des autres« , raconte-t-il.

Pour faire avancer la réflexion, Emmanuel Delannoy s’entoure d’un comité scientifique, composé de personnalités reconnues, comme Thierry Tatoni, directeur de l’Institut Méditerranée d’Ecologie et de Paléoécologie (IMEP) ou le philosophe Dominique Bourg.

Et ce positionnement original séduit puisqu’en trois ans, l’institut compte plus de 130 structures adhérentes – en France et dans des pays francophones comme la Belgique, la Suisse ou le Canada – et emploie trois permanents à Marseille.

Débats et applications « pratiques »

Pour sensibiliser les entreprises et le grand public, Inspire s’attache à vulgariser les approches innovantes en matière de développement durable, souvent puisées dans la littérature anglophone.

Les réflexions sur le « biomimétisme », « l’Evaluation des services rendus par les écosystèmes aux entreprises » ou encore la « démocratie écologique » sont développées à l’occasion de journées de formation, réservées à la centaine d’adhérents de l’association, ou lors de conférences-débats grand public.

Et cette année, en plus de l’approche pédagogique, Inspire veut passer à la pratique avec des projets associant la recherche et le monde de l’entreprise. Dans le cadre de leur premier projet, baptisé B2 Fish, des recherches seront menées en partenariat avec l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (IFREMER) ou encore le Centre de Coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le. Développement (CIRAD), pour proposer une alternative à l’utilisation des farines de poisson dans l’aquaculture. Au lieu des farines de poissons, les loups et les dorades de la côte méditerrannéenne pourraient ainsi se mettre à manger… des insectes locaux!

« Nous voulons prouver que ce type d’initiative prend en compte les trois piliers du développement durable: l’environnement, en préservant les ressources naturelles, et l’économie et le social en favorisant la création d’emplois locaux« , conclut Emmanuel Delannoy.

Retrouvez une interview d’Emmanuel Delannoy réalisée par Terre Tv

Plus d’infos sur le site de l’Institut Inspire

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