vendredi 31 octobre 2014

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Rio+20: En route vers le Sommet de la terre

7.03.2012 / Biodiversité, Santé et environnement / Source : Rédaction wiki2d - Carole Hoareau redacwiki2d@gmail.com

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Conférence de Nagoya, de Durban, forum mondial de l’eau, la succession des grands rendez-vous internationaux pour la planète est loin de passionner les foules. A trois mois du prochain sommet de la Terre, annoncé comme un temps fort pour la planète, wiki2d a voulu prendre la température.

Négociations en panne

« Depuis l’échec de Copenhague, la couverture médiatique de ces rendez-vous est moins importante, concède Sandrine Maljean-Dubois. Quant aux citoyens, ils n’en comprennent plus vraiment les enjeux, et finissent par se dire qu’à chaque fois, on ne trouve pas de solution. » Il faut dire qu’à moins d’être spécialiste en droit international, le citoyen lambda n’a pas toujours conscience de l’impact de ces réunions au sommet sur son quotidien.

Le symbole de cet essoufflement: les conférences sur le climat. La dernière en date, la 17e conférence mondiale de l’ONU sur le climat (COP 17) s’est tenue en décembre, à Durban (Afrique du sud). Pour rappel, à l’issue des deux semaines de négociations, les 194 pays réunis ont dressé une feuille de route: d’ici 2015, ils trouveront un successeur au protocole de Kyoto, qui arrive à échéance. Ce « Kyoto 2» ne devrait rentrer en vigueur qu’en 2020, après ratification par les Etats.

« Si tout va bien, nous aurons un nouveau protocole avec une nouvelle vision des responsabilités communes et différenciées qui devrait rompre avec la traditionnelle division pays industrialisés/en développement », résume Sandrine Maljean-Dubois, directrice du Centre d’études et de recherches internationales et communautaires (CERIC) à Aix-Marseille Université, qui a participé à la conférence de Durban. Mais beaucoup de décisions essentielles ont été repoussées à la prochaine conférence sur le climat qui se tiendra au Qatar fin 2012.

Procrastination

Attendre 2020, c’est surtout tirer un trait sur l’objectif de limiter le réchauffement climatique à 2°C, qui avait été décidé à Copenhague. « Dans dix ans, le contexte aura changé, les chefs d’Etat auront changé, et il sera d’autant plus difficile de mettre en oeuvre un accord international, regrette Marina Galvadao, directrice technique de l’unité climat au Groupe Energies Renouvelables, Environnement et Solidarités (Geres), dans un communiqué. L’UE est restée très isolée, avec le seul soutien des pays africains et des petits Etats insulaires, en première ligne des effets des changements climatiques. L’impression générale est que le reste du monde tente de gagner du temps ».

Il faut notamment trouver le moyen d’avancer avec les Etats-Unis, la Chine et l’Inde qui, même s’ils comptent parmi les plus gros pollueurs, ne sont pas engagés dans le protocole de Kyoto. »Si les Américains assouplissent leur position, tout laisse à penser que les grands émergents feraient aussi un pas« , juge Sandrine Maljean-Dubois. L’UE, aussi volontariste soit-elle, n’est responsable « que » de 10% des émissions mondiale, donc en agissant, elle ne peut qu’espérer créer un effet d’entrainement, car seule, elle ne parviendra pas à limiter le réchauffement ».

Mobilisation pour Rio + 20

Le déclic, les spécialistes l’attendent cet été, lors du Sommet de la terre, organisé à Rio en juin prochain. La communauté internationale revient sur les lieux de la conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement de 1992, qui avait posé les bases du concept de développement durable dans un enthousiasme jamais retrouvé.

Après vingt ans de négociations laborieuses, que peut-on attendre de ce sommet? « Ce n’est pas un rendez-vous comparable aux conférences de Durban sur le climat et de Nagoya sur la biodiversité. Préparer Rio+20, c’est surtout préparer les composantes de la société civile à travailler ensemble sur le long terme, affirme Gilles Berhault, président du comité d’orientation du club France Rio + 20. Ce n’est pas un bilan des vingts années passées, l’objectif est d’impulser un mouvement pour les années à venir. » Le sommet devrait ainsi tenter de mieux définir ce qu’est l’économie verte, et envisager la création d’une organisation mondiale de l’environnement.

50 000 participants sont attendus au Brésil. En France, une trentaine d’organisations de la société civile, ONG, et syndicats, sont à pied d’oeuvre depuis deux ans, et multiplient les rendez-vous pour faire vivre l’évènement. Le prochain se déroulera pendant le Forum mondial de l’eau, à Marseille.

Rendez-vous : Le 15 mars, de 13h à 14h30, Euromed Management, Green CrossFrance & Territoires et le Club France Rio+20, organisent une table ronde à la Chambre de Commerce et d’Industrie Marseille-Provence sur « Rio+20 : Questions d’eau », avec la participation de nombreux spécialistes, dont Gilles Berhault et Jean-Michel Cousteau. Infos et inscriptions sur le site d’Euromed Management


Rio + 20 : comprendre les enjeux de la… par developpement-durable

Plus d’infos sur le site institutionnel dédié conference-rio2012.gouv.fr

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